Forte de ses représentants à l’échelle départementale et régionale, et de ses 120 fédérations professionnelles, la CPME agit depuis le début de la crise au Moyen-Orient pour sensibiliser les pouvoirs publics sur les difficultés que rencontrent nos TPE et nos PME.
Les incertitudes des débuts sont devenues des inquiétudes fondées sur les réalités que nous partageons quotidiennement avec le gouvernement, les préfets et les administrations centrales. Nul ne peut désormais contester que nous traversons une nouvelle crise d’ampleur, qui affectera durablement notre économie, nos entreprises et nos emplois.
Nous avons pleinement conscience de la situation dégradée de nos finances publiques et du niveau historique de la dette. C’est précisément pour cette raison que nous soutenons des mesures strictement ciblées sur les secteurs les plus exposés.
Les premières annonces du gouvernement vont dans le bon sens, mais elles constituent un début insuffisant au regard de l’ampleur du choc, et nécessitent d’être précisées. La qualification « d’entreprises fragilisées », par exemple, interroge plus qu’elle ne rassure.
Il ne s’agit pas de reproduire des dispositifs d’aides massives et généralisées, qui seraient inefficaces et dangereuses pour l’équilibre budgétaire du pays. L’enjeu est d’agir avec précision, pour soutenir celles et ceux qui sont frappés par la crise, sans davantage fragiliser nos finances publiques.
Nous renouvelons en conséquence nos premières exigences, afin de surmonter les tensions que supportent certaines filières et industries, au premier rang desquelles les transporteurs, la logistique, les taxis, les voyagistes, les services à la personne, et toutes les activités grandes consommatrices de carburant et d’énergie.
Nous soutenons par ailleurs l’activation et l’élargissement de mesures exceptionnelles, urgentes et ciblées, simples et accessibles, en complément des premières dispositions décidées par le gouvernement pour le seul mois d’avril :
- inviter les grands donneurs d’ordre publics comme privés à honorer leurs délais de paiement ;
- accorder des prêts à taux bonifié aux secteurs les plus affectés pour surmonter les tensions de trésorerie ;
- élargir les dispositifs d’activité partielle et les aides à la pompe à des filières encore exclues ;
- allonger les durées d’échelonnement du règlement de charges sociales et fiscales, et sans pénalités jusqu’au retour à une situation apaisée au plan international ;
- décider un « Plan Marshall » de l’électrification des usages et des modes de production.
L’heure est une nouvelle fois à la solidarité nationale pour accompagner nos entreprises et préserver nos emplois.


